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Ligue Europa Conférence - Nice - Cologne / Un mercato de dernière minute et Lucien Favre se retrouve dans le brouillard
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Publié 08/09/2022 à 00:35 GMT+2
LIGUE EUROPA CONFERENCE – Nice entame sa campagne européenne jeudi, contre Cologne (18h45) après un début de saison laborieux en Ligue 1. A sa tête, Lucien Favre cherche toujours la formule, et la défaite contre Monaco dimanche (0-1) n'a pas été de nature à le rassurer. Le mercato azuréen a été mouvementé et le technicien suisse semble pour le moment coincé dans une position très inconfortable.
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Video credit: Eurosport
"L'état de forme de Ross Barkley ? Je ne peux pas vous dire, il est venu il y a deux jours, il n'a pas fait de match complet depuis mi-juillet. C'est très difficile de dire dans quelle forme il est. S'il est six ou huit ? On m'a dit, c'est plus un huit". Le propos de Lucien Favre, assorti d'un léger rictus, mercredi devant la presse, en dit long. Sur le mercato de dernière minute réalisé par l'OGC Nice, d'abord. Et, par conséquent, sur la difficulté du technicien suisse à lire et organiser son effectif en ce début de saison, marqué par une défaite, deux nuls et trois défaites des Aiglons en L1.
Si le marché des transferts avait officiellement ouvert ses portes le 10 juin, celui de l'OGCN a mis du temps à se décanter. Christophe Galtier n'a rejoint le PSG que le 4 juillet, le directeur du football Julien Fournier a quitté ses fonctions deux jours plus tard. Et le Britannique Iain Moody a succédé à ce dernier en tant que consultant externe, avec une réputation peu flatteuse et une étiquette de spécialiste du marché anglais.
"On est allé le chercher au dernier moment, il a fallu se poser, qu'il comprenne ce que voulait le coach. Ce n'était vraiment pas un mercato facile", expliquait Jean-Pierre Rivère, président du Gym, dans l'émission Gym Tonic au lendemain de la clôture du marché. Des propos qui, là encore, en disent long sur le manque de repères de cet organigramme new-look. Et qui se sont vérifiés : le "dernier moment" était bel et bien le thème du mercato niçois.
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Jean-Pierre Rivère et Lucien Favre, nouvel entraîneur de Nice
Crédit: Getty Images
12 recrues… dont la moitié lors de la dernière semaine
Nice a enregistré 12 recrues cet été. La moitié de ces joueurs sont arrivés lors de la dernière semaine du mercato, dont deux le dernier jour (Laborde et Sorensen), et un après la fermeture, le fameux Barkley. Un marché estampillé dernier moment… et Premier League, puisque quatre joueurs sont arrivés directement du championnat anglais (Kasper Schmeichel, Aaron Ramsey, Joe Bryan, Mads Bech Sorensen), en plus d'un Barkley débarqué libre mais qui y a fait toute sa carrière.
Il est évidemment trop tôt pour juger les recrues une par une, même si le cas Schmeichel pose déjà question dans les buts, comme globalement cette volonté d'aller piocher à tout prix de l'autre côté de la Manche, quitte à prendre des vieux briscards sur le déclin ou des joueurs non titulaires dans des clubs de bas de tableau. En revanche, la structure de l'effectif interroge. En défense, les postes sont parfaitement doublés. Mais au milieu, c'est plus flou.
Morgan Schneiderlin n'a jamais été convoqué dans le groupe, comme Alexis Trouillet. Hicham Boudaoui a fait sa première apparition sur le banc dimanche contre Monaco, sans jouer. Restent Mario Lemina (suspendu depuis trois matches), Kephren Thuram, Alexis Beka Beka, Aaron Ramsey (blessé pour trois semaines) et Ross Barkley, quand il sera disponible. Sofiane Diop entre lui dans la catégorie des joueurs offensifs, comme Rares Ilie, Nicolas Pépé, Andy Delort, Gaëtan Laborde, Billal Brahimi (non convoqué contre Monaco), voire même Lucas Da Cunha, dont le transfert à Lorient a été avorté pour quelques secondes, et le jeune Badredine Bouanani.
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"Ce PSG est encore trop léger pour viser la victoire finale"
Video credit: Eurosport
Des profils différents, des états de forme disparates et un vrai casse-tête pour Lucien Favre en ce début de saison. Il fallait entendre – et observer – les questionnements du Suisse après la défaite contre Monaco dimanche. "Le problème, je l'ai dit l'autre jour : il y a des joueurs qui sont faits pour ce système, il y en a qui sont faits pour d'autres et voilà, c'est pour ça aussi, que ça ne marche pas", lâchait celui qui a déjà utilisé le 4-3-3, le 4-2-3-1 et la défense à trois centraux. Loin, très loin de l'enthousiasme, couplé à une bonne dose d'ambition, qu'il affichait lors de sa présentation début juillet.
"La formule est difficile à trouver, c'est pour ça qu'on essaye. On essaye plusieurs systèmes et on va trouver le meilleur", a-t-il confirmé en conférence de presse mercredi, à la veille de recevoir Cologne en Ligue Europa Conférence. Et quand il peut s'appuyer sur de rares certitudes, les pépins physiques pointent le bout de leur nez. Kephren Thuram, "fatigué" selon Favre, avait quitté ses coéquipiers à la pause dimanche. Ramsey, lui, est out pour trois semaines.
"C'est important d'avoir des bases. Bon, Ramsey ne sera pas là, il sera absent trois semaines. Mais c'étaient des bases intéressantes, a-t-il poursuivi en évoquant ce système à trois centraux et deux milieux défensifs. Il faut toujours rester positif. C'est clair que c'est un moment difficile pour tout le monde. Les joueurs, les entraîneurs, etc… Mais je pense que c'est à nous de faire tourner les choses, à personne d'autre".
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Aaron Ramsey sous les couleurs de Nice en 2022
Crédit: Getty Images
Nice a le temps, Favre un peu moins
Cela passera par le dialogue, bien sûr, Andy Delort ayant insisté devant la presse sur la nécessité de jouer plus haut. Mais aussi par la capacité de Favre à trouver la bonne formule avec cet effectif construit en partie en catastrophe, avec au moins un joueur dont il n'avait, visiblement, pas du tout réclamé l'arrivée.
L'ancien coach de Dortmund a voulu tempérer les choses, lorsqu'un journaliste a entamé la conférence de presse en lui demandant si Nice était déjà dans un moment charnière de sa saison. Le Gym a encore le temps d'inverser la vapeur, bien sûr. Mais Favre n'a pu que confirmer un constat fait un peu plus tard, au moment d'évoquer les licenciements de Thomas Tuchel (Chelsea) et Domenisco Tedesco (Leipzig) : les coaches, eux, n'ont pas ce temps.
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